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Le groupe d'études et de découvertes archéologiques subaquatiques du Morbihan ( GEDASM) a effectué depuis de nombreuses années un certain nombre de travaux sur les restes de cette épave en bois située près de l'entrée du golfe du Morbihan.
Le 6 Octobre 1992, quatre plongeurs du GEDASM partent en prospection dans la baie de Kerjouano. Errant sur le fond de maerl, ils aperçoivent au travers d'une nuée de plancton, un long tumulus d'ardoises. Cet imposant chargement, posé sur le sable coquillé, tente de cacher quelques planches de bois et des moignons de membrures.
L'épave est aussitôt enregistrée auprès des affaires maritimes de Vannes. Le dépouillement des archives départementales permet de retrouver la trace du naufrage d'un caboteur bordelais, chargé d'ardoises, au même lieu. Le navire s'appellerait probablement le "Florissant de Roquedeteau" perdu le 2 février 1769.
Mais cette hypothèse
s'est effondrée lors de la découverte en 1995, d'une pièce
de deux sols dont la frappe n'a débuté qu'en 1791. L'étude
dendrochronologique a apporté la certitude que les bois de construction,
originaires du Morbihan, avaient été coupés entre 1810
et 1821.
Une pièce d'écubier retrouvée en 1997 très caractéristique
des constructions faites par le chantier Le Fol de Vannes, identifie cette épave
comme étant un chasse marée du milieu du XIXème siècle.

Gravure de Pierre Ozanne (1737-1813)
Bibliothèque municipale de Nantes
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Bouteille en verre
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Sifflet en os tourné
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