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Le
"Salamis" fut construit en 1873 au chantier "Cunliffe &
Dunlop" à Inch Yard près de Port Glasgow sous le numéro
de coque 87. Son armateur, la compagnie "Aberdeen S.N.Co", d'Aberdeen
(GB), le baptisa "City of Aberdeen". Il mesurait 73.40m de long
pour 9.20m de large et jaugeait 972t. Il était propulsé par
un moteur compound. C'était un petit cargo mixte, car il était
conçu pour transporter un petit nombre de passagers.
La mise à l'eau s'effectua le 1 mars 1873, et il naviguera pour cette
compagnie jusqu'en 1917, date à laquelle il sera vendu à une
compagnie Grec la "ANDRIADIS".

Navire semblable au "Salamis"
Le
24 Février 1917, il croise la route du U boot UC17 qui effectue sa
4ème patrouille dans le secteur.
Récit de l'attaque recueilli sur le site du club de plongée
Actisub
Le SALAMIS doublant les Glénan par le Sud, ralliait
la côte, route au Nord Est, pour passer à terre de Groix quand
vers 15 h le 24, il aperçut le sous marin par Tribord devant.
À
15h15 environ, trois coups de canon tombant à peu de distance du vapeur,
l'encadrant, le Capitaine et l'équipage, après avoir immédiatement
stoppé, se précipitèrent dans les embarcations.
Le sous marin passa en poupe du vapeur et stoppa à environ cinq à
six cent mètres à bâbord derrière. L'embarcation
qui portait le Capitaine et une moitié de l'équipage s'approcha
du sous marin ou les quatre officiers (ou supposés tels) suivaient
la scène à la jumelle.
Court interrogatoire, puis un officier et quatre marins allemands embarquèrent
dans l'embarcation grecque et se rendirent à bord du SALAMIS tandis
que le sous marin venait se placer le long du bord, du même côté
que l'embarcation. Les allemands et le Capitaine du vapeur montèrent
à bord et il fut fait main basse sur le pain, la viande, tous les papiers
de bord, les cartes, un code international des signaux, un baromètre,
le tabac et les allumettes. Les bombes furent disposées, la mise à
feu actionnée (au moyen d'une capsule dit le Capitaine, sans pouvoir
trouver un autre vocable), et les allemands ramenés à leur bord.
La deuxième embarcation grecque, pendant ce temps, s'était éloignée
vers le Nord et celle du Capitaine en fit autant. Quelques minutes après,
cinq à six, l'explosion se produisait et le vapeur N°283 arrivant,
le sous marin plongea en cinq minutes et disparu.
Le Capitaine ne s'exprimant qu'en un mauvais italien, il n'y a pas eu moyen
de déterminer la succession de ses trois évènements.-
l'arrivée du vapeur N° 283- l'explosion- le départ du sous
marin. Il n'a pas été non plus possible de déterminer
si ce départ a été provoqué ou hâté
par l'arrivée du 283 .
L'ensemble de la scène a duré un peu moins d'une heure. L'arrivée
du Vapeur N°283 ayant fait s'éloigner et plonger le sous marin,
les deux embarcations du SALAMIS furent pris à la remorque par ce même
vapeur, puis il les accompagna en naviguant en zigzagues jusqu'à Bénodet
ou les naufragés furent débarqués, puis dirigés
sur Quimper et Brest.
(Récit du capitaine Nicolas Binikos, commandant du vapeur "Salamis").
Le sous-marin coulera durant cette patrouille entre le 16 et 26 Février, un total de 14 navires dont quatre dans la même zone, le 23/02 le "Belgier" vapeur GB de 4.588t, le "Iser" vapeur GB de 2.160t, le "Nyland" vapeur norvégien de 1.824t et afin le 24, le "Salamis".

Aujourd'hui l'épave du petit vapeur repose par environ 90m de profondeur à 10.4 nautiques dans le 170° du phare de l'île de Penfret des Glénan. La position relevée par le Shom, sous le n° 14573127, est (wgs84) 47°31 297N - 003° 52 705W.